Pandémie numérique

De JFCM
Aller à : navigation, rechercher


Il convient de bien comprendre cette formule, clé pour le choix de son avenir par l'humanité.

  1. le mot "pandémie" est topologique. Il signifie littéralement : ce qui se rapporte au "pan"/"démos", à la totalité des dèmes, c'est-à-dire aux plus petites collectivités territoriales. En langage du XIXe siècle, l'on pourra se référer à la "glocalité".
  2. la "pandémie numérique" est donc la "glocalisation[1] informatique" qui s'est répandue à la fin du XXe siècle et qui nous fait disposer aujourd'hui du système internet (qui, par chance, a résisté à la pandémie WannaCry) que nous utilisons pour ne pas succomber à la pandémie du Covid.
  3. dans le contexte "post-shannonien"[2] nous avons le sentiment que les propagations épi- ou pandémiques sont entropiques, c'est-à-dire factrices et propagatrices de dégradations, et nous les associons à des maladies ou des crises économiques. Ce fut le cas de la propagation numérique : elle a été stratégiquement confinée à ce que le régalien[3] de l'époque (1978 en France, 1986 aux USA) croyait pouvait assumer de l'évolution de l'"en-réseau[4] des choses" [5] qu'elle apportait. Nous subissons encore largement cette dette stratégique.



____
  1. la perception pratique, par la connectivité du réseau , du principe cosmologique selon lequel chaque point local est le centre - et pour le réseau numérique le superviseur - de son univers.
  2. de la théorie de la communication et de l'information.
  3. Hegel (1770-1831), un des plus grands philosophes allemands, a notamment affirmé que l’histoire suit une logique qui aboutit à la création de l’État "moderne" européen. Le numérique relève de ce qu'il est maintenant convenu d'identifier comme le début de l'ère "post-moderne".
  4. 1972 : le "réseau des réseaux", Louis Pouzin, INRIA.
  5. de façon précise l'on parle de "diktyologie" pour les disciplines de l'"en réseau", du grec δίκτυο, réseau.