Mon parcours

De JFCM
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Ingénieur Ecole Navale, j'ai eu un début de carrière marine passionnant qui m'a conduit, après un accident opératoire, à une reconversion dans ce qui m'est apparu comme de nécessité sociétale face à la complexité : celle de la "navalisation platonicienne" (paradigme de Platon : il y a "le mort, le vivant et le 'gubernetes'", dont Aristote a dit la science architectonique et l'art politique, Ampère identifiant la cybernétique comme la gouvernance collective et personnelle, et Wienner l'autonomie rétrocapacitée de l'énaction de Varella). Chacun godillant sa barque numérique selon sa cybernétique personnelle, au sein de l'agora des logiques (agorique).

Le déploiement des concepts

Pour une réponse diginumérique de terrain, j'ai pu en 1978 rejoindre Tymnet, le réseau public et la technologie datacoms intelligente du groupe Tymshare, inventeur du Cloud, tout en créant Intlnet comme structure d'action-recherche humanumérique citoyenne. Grâce à Robert Tréhin (Tymnet European Operations) et à la technologie ACT (advanced communication technology) de Tymshare, nous avons pu déployer nos machines pour assurer 100% du trafic du réseau datacoms des opérateurs internationaux publics (IPSS, 56 pays reliés en 1986). Au sein du groupe, la division "Augment" de Doug Engelbart (papa du traitement de texte, de l'hyperlien, de la souris, de l'augmentation, etc.), visait l'augmentation des capacités humaines par vicariance numérique. J'ajoutais l'extension des capacités de l'"en-réseau" par catalyse réciproque des contenus, capacitation partagée "des chacuns de la multitude" et néguentropie des savoirs échangés.

Le projet 1985

Le "réseau des réseaux" de Louis Pouzin, permettant la "capacitation cybernétique/énactive" du timonier de Platon, pour atteindre le "tout plus grand que la somme de ses parties" d'Aristote, en étendant les transmissions entropiques de Shannon, pour le déploiement mondial d'un espace d'échanges néguentropiques pairs à pairs. Telle était ma mission de 1985 en tant que Directeur, Tymnet Extended Network Services. Avec, en prime, la possibilité de tester sur un banc test mondial le principe d'une agorique autocatalytique du capax évolutif, filtré par sélection naturelle, qui semblait percer à travers extension et augmentation numériques.

Confinement

L'ennui était que cette mission conduisait au conflit, déjà expérimenté en France par Louis Pouzin, avec sept siècles de construction culturelle de l'Etat moderne. Le compromis français avait été la demi-centralisation de l'inter-relationnel citoyen sous architecture télématique de type client/serveurs-controlés (kiosque). Devant le pair à pair maillé à intelligence partagée de la "pandémie numérique des services étendus", il n'y avait d'autre solution que le confinement de la couche 6 OSI, présentation, qui les permettait et les sécurisait. Ce fut fait :

(1) par la clôture budgétaire de l'extension, de l'augmentation et du Cloud à la mi-1986 par Tymshare - qui avait été racheté par Mc Donnell Douglas (aujourd'hui Boeing) leader de l'époque du militaro-industriel US. Ann et Norman Hardy créateurs du Cloud et de l'agorique numérique on créé Agorics Inc. Doug Engelbart a fondé son Institut. J'ai quant à moi stabilisé ma recherche citoyenne, au niveau récemment identifié par les académies des sciences du G7, comme celui d'un "Hors Murs" capable de faire "progresser les connaissances et l'innovation d'une manière qui était auparavant inaccessible aux organismes de recherche universitaires, gouvernementaux ou industriels". Je me focalise sur l'humanumérique de cette manière et son transfert aux autres modes de recherche.
(2) par le "BUG" de l'internet, c'est-à-dire le remplacement d'un Tymshare participant et étendant le modèle OSI du CCITT (normalisation IUT), par une standardisation d'une "pile internet" par l'IETF (ingénieurs d'ARPANET et de ses fournisseurs) procédant "By Unilateral Globalization" avalisée par leur consensus approximatif autour du code du leader pré-agréé (code is law) et d'une architecture sans couche Présentation.

Déconfinement de la vicariance mentale

J'ai depuis étudié les modalités sociotechnologiques d'un déconfinement noénumérique (la vicariance numérique du penser humain) que de multiples solutions (services comme le web, protocoles comme le DNS, architectures informatique comme le fonctionnel, technologies comme l'IA, etc.) ont tenté de réintégrer en partie, et donc sans coordination. Certes, j'étais porteur de la pseudo-pandémie du numérique ouvert, et donc particulièrement informé du "coup de technologie" qui l'a confinée, mais je reste perplexe sur le fait que tant de chercheurs, industriels et politiques s'en remettent aux "NTIC" sans même s'être posé la question technosophique de leur complétude, ni de leur bridage stratégique.

Diktyonoése

Ma conclusion actuelle est qu'une modélisation diktyonoétique (pensée naturelle+artificielle en réseau) cohérente de la complexité diginumérique, réintégrant et étendant la couche présentation par une couche ontodiktyologique (réseau d'ontologies) est maintenant possible.

Nous l'appellerons la technologie "PLUS" (presentation layer on the user side), capable de gérer le PLUS (presentation layer uniform space). Ceci passe par les concepts internoétiques de "neb", d'"interligence", de "plug-host", de "capabilités", d'"architectonie", de "sapience", etc. c'est-à-dire la clôture de nébulaires de réseaux privés sécurisés glocaux et de la capacitation de fonctionnels autonomes au sein du "tout est lié" du réseau et au niveau de la frange, conformément à la RFC 1958 portant sur l'architecture de l'internet, une informatique multi-acteur, exploitant les concepts d'OPES (pluggable edge services), de sécurité basée capabilités, le concept de modèle fondationnel, de l'élargissement de l'information par l'intellition et des données aux notions de qualia et de savoirs, et d'accepter que les paradigmes scientifiques sont le consensus des sapiences personnelles, etc.

... et simplement parce que ce que nous appelons le numérique n'est pas une opportunité, mais une nécessité, car il n'est rien de moins raisonnablement logique que d'assigner une seule raison logique au chaos de l'univers ... et à plus de deux quoi que ce soit : cf. singularité de Poincaré (insolubilité analytique du problème à n corps).

... et comment s'en tirer sans un peu d'"internoétique" : une pensée en conflexion étendue entre nos cerveaux augmentés par une intermédiation intelligente.